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REVUE

HORTICOLE

ANNÉE. 1906

Nouvelle série. TOME TI

ORLÉANS, IMPRIMERIE DE PAUL PIGELET, RUE SAINT-ÉTIENNE, 8.

REVUE

HORTICOLE

JOURNAL D’HORTICULTURE PRATIQUE

FONDÉE en 1829 par les auteurs du « BON JARDINIER »

RÉDACTEUR EN CHEF : Ed. ANDRÉ, O. *

Architecte-paysagiste

Professeur à l’École nationale d’horticulture de Versailles Membre de la Société nationale d’agriculture de France Membre honoraire de la Société nationale d’horticulture de France de la Société royale d’agriculture et de botanique de Gand de la Société royale d’horticulture de Londres, etc.

DIRECTEUR : L. BOURGUIGNON

PRINCIPAUX COLLABORATEURS : MM.

René-Ed. André, Ch. Baltet, Georges Bellair, H. Blin, D. Bois, Georges Boucher,

J.'M. Buisson, Adolphe Buyssens, Gatros-Gérand, Ferdinand Cayeux,

Henri Cayeux, Auguste Chantin, Abel Chatenay, Gaston Clément, Anatole Cordonnier, H. CoRREVON, J. Curé, Auguste Dieuleveut, Georges Duval,

Dybowski, Victor Enfer, J. Foussat, J. Gérome, Georges Girault, G. T.-Grignan,

Ch. Grosdemange, L. Guillochon, A. Guion, L. Henry,

R. Jarry-Desloges, O. Labroy, E. Lambert, G. Legros, Pierre Lesne, Lochot,

M. Madelin, Louis Mangin, Ch. Maron, Louis Meslé, Ed. Michel, Millet père. Millet fils, Fr. Morel, S. Mottet, J. Nanot, Alfred Nomblot, Auguste Nonin, Auguste Oger, Octave Opoix, Pierre Passy, Georges Poirault, J. Poisson, A. Richon, Maximilien Ringelmann, Rivoire, Jules Rudolph, P. Sahut, J. Sallier, Numa Schneider, Charles Simon,

H. Theulier fils, Louis Tillter, D** Trabut, Eugène Vallerand, Ad. Van den Heede,

J. ViLLEBENOiT, Philippe L. de Vilmorin, Maurice L. de Vilmorin,

78^ ANNÉE. 1906

IVouvelle série. TOME WI

PARIS

LIBRAIRIE AGRICOLE DE LA MAISON RUSTIQUE

26, rue JACOB, 26

19Ô6

7

78e

ANNÉE

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ANNÉE

REVUE

HORTICOLE

JOURNAL D’HORTICULTURE PRATIQUE

FONDÉE en 1829 par les auteurs du « BON JARDINIER »

RÉDACTEUR EN CHEF: Ed. ANDRÉ, O.

Alchitecte-paysagiste, Professeur à l’École nationale d’horticulture de Versailles Membre de la Société nationale d’agriculture de France Membre honoraire de la Société nationale d’horticulture de France de la Société royale d’agriculture et de botanique de Gand de la Société royale d’horticulture de Londres, etc.

DIRECTEUR : L. BOURGUIGNON

1906 Janvier 1.

SOMMAIRE Pages

Chronique horticole (Voir ci-après le sommaire de la Chronique horticole) 5

Gaston Clément . . . Les Chrysanthèmes nouveaux de 1901-1905 . 10

H. Theulier fils . . . Cacalia sonchi folia 12

G. T.-Grignan .... Reine-Marguerite Fantaisie 13

0. Labroy Pæonia Delavayi lutea li

L.-A. Dode Procédés de transport des graines et des boutures 16

S. Mottet Ahies lasiocarpa 18

G. T.-Grignan .... Bibliographie : Hortus Vihyiorinianus, par M. Philippe L. de Vilmorin . 20

Ch. Baltet Si j’avais un seul Prunier à planter 20

L. Bourguignon. ... La souscription Vilmorin et le projet de monument adopté parle Comité. 22

Jules Rudolph .... De la nécessité d’isoler les porte-graines 24

Max Garnier Solanum Commersoyii 24

H. Lepelletier .... Revue commerciale horticole 25

Correspondance 2Q

Souscription au monument Vilmorin : neuvième liste 27

PLANCHE COLORIÉE. Pæonia Delavayi lutea 14

Fig. 1. Chrysanthème Solange de M. le marquis

de Pins H

Fig. 2. Reine-Marguerite Fantaisie 13

Fig. 3 à 6. Ahies lasiocarpa et A. concolor, port

et rameaux. 18, 19

Fig. 7 a 9. Projet du sculpteur Garlier pour le monument Vilmorin 23

SOMMAIRE DE LA CHRONIQUE HORTICOLE

Congrès horticole de 1906. Prix décernés par l’Académie des sciences. Société nationale d’agri- culture de France : distribution des récompenses. Organisation du personnel du service de l’agri- culture aux colonies. Convention internationale pour la protection des oiseaux utiles à l’agricul- ture. — Une Ecole d’agriculture d’hiver à Troyes. Récompenses à l’Exposition de Saint-Louis. Le nouveau directeur de Kew. Fraisier Président de la Devansaye. L' Agératum mexicanum cultivé sur tige. Modifications provoquées dans les plantes par le changement de milieu. Les abeilles et la couleur des fleurs. La bibliographie et la littérature horticoles anciennes. Les ballons captifs contre les orages à grêle. Préparation des feuilles de Tomates comme insecticide. Ouvrages reçus. Nécrologie; M. J. B. Jouteur fils ; M. Paugam\ M. O. de Meulenaere.

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OO* Adresser; tout ce qui concerne la rédaction, à M. le Directeur de la Revue horticole ; les abonnements, à la Revue horticole ; les annonces, à M. Damiens, rue Jacob, 26, Paris-6«; (Voir au verso les renseignements complémentaires sur les conditions de publication^ d* abonnement, etc.).

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REVUE

HORTICOLE

CHRONIQUE HORTICOLE

Congrès horticole de 1906. Prix décernés par l’Académie des sciences. Société nationale d’agriculture de France ; distribution des récompenses, Organisation du personnel du service de l’agriculture aux colonies. Convention internationale pour la protection des oiseaux utiles à l’agriculture. Une école d’agriculture d’hiver à Troyes. Récompenses à l’Exposition de Saint-Louis. Le nouveau directeur de Kew. Fraisier Président de la Devansaye. h' Agératum mexicanum cultivé sur tige. Modifications provoquées dans les plantes par le changement de milieu. Les abeilles et la couleur des fleurs. La bibliographie et la littérature horticoles anciennes. Les ballons captifs contre les orages à grêle. Préparation des feuilles de Tomates comme insecticide. Ouvrages reçus. Nécrologie ; M. J. -B. Jouteur fils ; M. Paugam ; M. O. de Meulenaere.

Congrès horticole de 1906. Le Congrès hor- ticole aura lieu, cette année, le 21 mai, à l’hôtel de la Société nationale d’horticulture, 84, rue de Gre- nelle, à Paris. Le programme vient d’en être publié dans le journal de la Société.

Voici la liste des questions mises à l’étude :

1. Culture du Pommier pour la production des fruits de table.

2. Recherches sur les matières colorantes des fleurs et étude des moyens propres à déterminer des variations dans les coloris.

3. Monographie horticole d’un genre de plantes, à l’exclusion de ceux déjà traités.

4. De la variation chez les végétaux.

5. Etude des maladies cryptogamiques qui attaquent les végétaux d’ornement. Moyens propres à les combattre.

6. Mode d’action des sels de cuivre dans les traitements des maladies cryptogamiques; fabrica- tion et emploi rationnel de la bouillie bordelaise.

7. Quels sont les moyens propres à assurer la conservation des bulbes ou tubercules pendant la période de repos.

8. Etude sur les mœurs du diablot du Lilas ; procédés pour le combattre.

9. Organisation et amélioration des moyens de transport actuellement employés en horticulture.

10. Ensachage des fruits et particulièrement du Raisin.

11. Culture pratique des légumes nouveaux ou d’introduction récente en Europe.

12. Création et entretien d’un petit jardin de rocailles, avec un choix d’espèces rustiques dans les régions françaises de climat tempéré.

Prix décernés par l’Académie des sciences.

Parmi les prix décernés par l’Académie des sciences dans sa séance annuelle du 18 décembre dernier, nous notons que le prix Petit-d’Ormoy pour les sciences physiques, d’une valeur de dix mille francs, a été attribué à M. J. Cpstantin, professeur

de culture an Muséum d’histoire naturelle, pour l'ensemble de ses travaux dans le domaine delà botanique. Un prix de 1.000 francs a été décerné à M. L. Lutz pour une série de publications sur l’emploi des substances organicjues comme source d’azote pour les végétaux ; le prix Thore, d’une valeur de 200 francs, a été décerné à M. de Istvanffi, professeur à l’Université de Budapest, pour ses travaux relatifs à divers Champignons c{ui attac|uent les Vignes cultivées en Europe. Un prix Montyon, d’une valeur de 500 francs, a été décerné à M, Edmond Gain, pour un travail sur les variations de la fleur et î’hétérostylie du Pulmonaria officinalis.

Société nationale d’agriculture de France :

Distribution des récompenses. La distribution des récompenses de la Société nationale d’agricul- ture de France a eu lieu le 20 décembre dernier, sous la présidence deM. Ruau, ministre de l’agri- culture. M. Louis Passy, secrétaire perpétuel, y a donné communication d’une notice sur la vie et les travaux de M. Risler, ancien directeur de l’Institut agronomique.

Parmi les récompenses décernées à des travaux intéressant l’agriculture, nous citerons les suir vantes :

Deux diplômes de médaille d’or, à MM. Ch. Ri- vière et H. Lecq, pour l’ouvrage qu’ils ont publié en collaboration, intitulé : Cultures du Midi, de l'Algérie et de la Tunisie.

Un diplôme de médaille d’or, à M. Arthaud- Berthet, pour son ouvrage intitulé : le Noyer.

Un diplôme de médaille d’argent, à M. Vercier, professeur spécial d’horticulture à Dijon, pour son volume intitulé : le Cassis.

Un diplôme de médaille d’or, à M. Huffel, pro- fesseur à l’Ecole nationale des eaux et forêts, pour son livre intitulé : l' Economie forestière.

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CHRONIQUE HORTICOLE

Un diplôme de médaille d’or, à M. André de Lesse, ingénieur-agronome, pour son ouvrage in- titulé : Chasse, élevage et piégeage.

Un diplôme de médaille d’or, à M. Beauverie, docteur ès sciences, professeur de l’Université de Lyon, pour son ouvrage intitulé : le Bois.

Rappel de diplôme de médaille d'or, à M. Louis Bréchemin, pour ses recherches et ses publications sur l'Aviculture.

Un diplôme de médaille d’or, à M. Georges Gué- naux, ingénieur-agronome, pour son livre intitulé Entomologie et parasitologie agricoles.

Un diplôme de médaille d’or, à M. Kayser, direc- teur du laboratoire de fermentation à l’Institut agronomique, pour son travail intitulé : Mic^ohiO ' logie agricole.

Diplôme de médaille d’argent, à M Voitellier, pour son ouvrage intitulé : i Aviculture.

Un diplôme de médaille d’argent, à M. Gélestin Duval, professeur d’arboriculture fruitière, pour son livre intitulé : Ennemis et amis des arbres fruitiers, de la vigne et du raisin.

Un diplôme de médaille d’argent, à M. Deliège, instituteur à Reims, pour ses livres intitulés : Amis et ennemis du cultivateur.

Organisation du personnel du service de l’agri- culture aux colonies, Un décret en date du 6 décembre, publié au Journal officiel du 12 dé- cembre dernier, a établi les conditions de recrute- ment du personnel technique de l’agriculture dans les colonies et institué une organisation d’en- semble pour le service.

Convention internationale pour la protection des oiseaux utiles à l’agriculture. Le Sénat et la Chambre des députés ont approuvé récemment une convention conclue entre la France et divers autres Etats européens, Allemagne, Autriche-Hon- grie, Belgique, Luxembourg, Espagne, Suède, Suisse, etc., et ayant trait à la protection des oiseaux utiles à l’agriculture. Cette convention a été publiée au Journal officiel du 19 décembre. Elle stipule que les oiseaux utiles, dont la liste est annexée à la convention, mais est trop longue pour que nous puissions la reproduire ici, jouis- sent d’une protection absolue ; il est interdit de les tuer en tout temps et de quelque manière que ce soit, d’en détruire les nids, œufs et couvées. L’im- portation et le transit, le transport, le colportage, la mise en vente, la vente et l’achat de ces nids, œufs et couvées sont interdits. Les autorités com- pétentes pourront accorder exceptionnellement aux propriétaires ou exploitants de vignobles, vergers et jardins, de pépinières, etc., le droit temporaire de tirer à l’arme à feu sur les oiseaux dont la pré- sence serait nuisible et causerait un réel dommage; il reste toutefois interdit de mettre en vente et de vendre les oiseaux tués dans ces conditions.

Une liste des oiseaux nuisibles est également annexée à la convention.

Une École d’agriculture d’hiver à Troyes.

Le Conseil général de l’Aube a créé, à Troyes, une

Ecole d’agriculture d’hiver, avec le concours de la ville, de la Fédération des Associations agricoles et de la Société horticole, vigneronne et forestière de l’Aube. Cette école s’ouvrira en novembre et se ter- minera en mars, et l’enseignement complet y sera donné en deux hivers ; cette année, exceptionnel- lement, elle s’ouvrira le 3 janvier 190G et se termi- nera le 1.5 mars.

Des leçons sont faites sur toutes les branches intéressant la profession agricole, notamment sur l'agriculture générale, les cultures spéciales, l’éle- vage et l’exjdoitation du bétail, le jardinage et l’ar- boriculture, les principes des sciences j)hysiques et naturelles dans leurs rap{)orts immédiats avec la connaissance exacte des plantes, les qualités des sols, leur fumure, les maladies des végétaux et des animaux.

Ces leçons sont complétées par des exercices pratiques sur les manipulations simples de labora- toire, la mesure des surfaces et des volumes, l’ar- pentage, le cubage des bois, la comptabilité, le dessin de croquis à main levée, la géographie agri- cole ; enfin, par quelques exercices de langue fran- çaise et de rédaction spécialement choisis en vue de la carrière agricole.

Les élèves prendront part, une fois par semaine, à des exercices manuels destinés à les initier aux travaux du fer et du bois, qui sont indispensables à la ferme.

Enfin, des excursions auront lieu chaque semaine dans les principales exploitations agricoles de la région et les établissements industriels se ratta- chant à la transformation des produits du sol.

En un mot, l’Ecole spéciale d’agriculture d’hiver s’adresse surtout aux fils de cultivateurs désirant s’instruire en vue de continuer la carrière agricole de leurs parents, sans priver ceux-ci de leur aide pendant la saison d’été.

Les jeunes gens seront d’autant plus aptes à s’as- similer un tel enseignement qu’ils auront davan- tage pris part, avant leur entrée à l’Ecole, aux di- vers travaux des champs. Dans ce but, l’àge mini- mum est fixé à quinze ans au 1®'' janvier qui suit l'entrée à l’Ecole ; il n’est pas fixé d’àge maximum, et des jeunes gens de dix-huit à vingt-cinq ans tire- ront un excellent profit d’un tel enseignement, l’ex- ternat leur en facilitant d’ailleurs l’accès.

Récompenses à l’Exposition de Saint-Louis.

Le Journal offeiel a publié, dans son numéro du 18 décembre, la liste des récompenses décernées à des exposants français à l’Exposition de Saint- Louis (Etats Unis). Peut-être quelques-uns de nos lecteurs ne se souviennent-ils plus qu’il y a eu à Saint-Louis, en 1901, une Exposition internatio- nale où la France a tenu, d’ailleurs, brillamment sa place. Quoique ce document soit bien en retard sur l’actualité, nous pensons devoir publier les ré- compenses attribuées aux exposants de l’horticul- ture :

Groupe 105. Matériel et procédé de la pomo-

logie, de la foriculture et de V arboriculture.

Grands prix : MM. Tissot, à Paris; Touret; A

CHRONIQUE HORTICOLE

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Paris; Tatout, à Paris et Lille; la Ville de Paris, jardin de Trianon.

Médailles d’or : MM. Charles Baltet, à Troyes ; Bellard, à Paris ; Beusmier, à Saint-Cloud ; Murat- Bony, à Paris.

Médailles d’argent : MM. Bouteillé, à Paris ; Fon- taine-Souverain, à Dijon ; Lliomme-Lefort, à Paris.

Groupe 106. Matériel et procédés de la viticulture.

Grand prix : M. Fruhinshol/, à Nancy.

Médailles d’or : MM. Simoneton, à Paris, et Ver- morel, à Villefranche (Rhône).

Médaille d’argent : M. Daubron, à Paris.

Groupe 108. Arbres., arbrisseaux, plantes d' ornement et fleurs.

Hors concours : M. Abel Ghatenay, MM. Vilmo- rin-Andrieux et C'®.

Grands prix : MM. Georges Boucher, à Paris ; Croux et fils, à Ghatenay ; Lévêque et fils, à Vitry.

Médailles d’or : MM. Balochard, à Farcy les-Lys (Seine-et-Marne) ; Billiard et Barré, à Fontenay-aux- Roses ; Cayeux et Le Clerc, à Paris ; Defresne, à Vitry ; Georges Duval, à Lieusaint ; Férard, à Paris ; Goyer, à Limoges ; Société des pépinières André Leroy, à Angers ; Millet et fils, à Bourg-la- Reine ; Moser, à Versailles.

Médailles d’argent : MM. Magne, à Paris ; Mo- lin, à Lyon; Ponce et fils, à Nogent-sur-Seine ; Rivoire et fils, à Lyon ; Robichon fils, à Orléans.

Groupe 110. Graines, semences et plants de V horticulture et des pépinières.

Hors concours : MM. Vilmorin-Andrieux et G*®, à Paris.

Grand prix : MM. Denaiffe et fils, à Garignan.

Médailles d’or : M. Chatel, à La Réunion, et la Commission française.

Médailles d’or en collectivité : MM. Cayeux et Le Clerc, à Paris ; veuve Chouvet et fils, à Paris ; Férard, à Paris ; Emile Thiébaut, à Paris ; Thié- baut-Legendre, à Paris.

Groupe 111. Arboriculture et pomologie.

Grand prix : M. Nomblot-Bruncau, à Bourg-la- Reine.

Médailles d’or : MM. Lecointe aîné, à Paris ; Pinguet-Guindon, à Tours.

Médaille d’argent : M. Louis Leroy, à Angers.

Le nouveau directeur de Kew. Un change- ment dans la direction des célèbres jardins de Kew intéresse le public horticole du monde entier. Sir William Thiselton-Dyer, qui depuis vingt ans était à la tête de ce grand établissement scientifique et horticole, vient de prendre sa retraite. Son suc- cesseur est M. David Prain, ancien curateur de l’herbier du Jardin botanique de Calcutta, puis directeur de ce Jardin botanique, et en dernier lieu chef du service botanique de l’Inde, auteur de travaux réputés sur la flore asiatique.

La respectueuse sympathie du monde horticole anglais et étranger accompagne dans sa retraite

M. Thiselton-Dyer, sous la haute direction de qui les services de Kew ont réalisé d’importants pro- grès.

Fraisier Président de la Devansaye. Cette nouvelle variété, issue des Fraisiers Docteur Mo- rère et British Queen, est mise au commerce, cette année, par MM. Vilmorin-Andrieux et G‘®, qui in- diquent qu’elle est très précoce et donne en abon- dance des fruits gros ou très gros, de forme conique, d’un beau rouge foncé, se conservant d’une façon remarquable. En outre, sa précocité, jointe à une grande fertilité et au peu de développement de son feuillage, permettent de la classer parmi les très bons Fraisiers à forcer.

L’Ageratum mexicanum cultivé sur tige.

Nous avons déjà eu l’occasion de signaler, dans la Revue horticole, les intéressants résultats obtenus par la culture sur tige de diverses plantes aux- quelles on n’appliquait pas autrefois ce traitement : Hortensias, Héliotropes, Glycine, etc. h' Agératum mexicanum, cultivé de cette façon, produit un joli effet décoratif. M. Græbener, jardinier en chef de la Cour à Garlsruhe, décrit en ces termes, dans la Gartenwelt, le mode de culture qu’il applique :

« La culture de V AgeraUim est extrêmement fa- cile et a peu près la même que celle des Chrysan- thèmes. Les boutures sont prises en février-mars ; elles sont placées d’abord en serre chaude, puis sous châssis sur couche chaude jusqu’au milieu de mai, époque à laquelle on les plante à l’air libre dans un sol profondément défoncé et bien fumé. On les arrose abondamment ; on leur donne de Tengrais lorsque la végétation a atteint un certain dévelcppemeni, et Ton supprime les boutons à fleurs à mesure qu’ils apparaissent. Au commencement d’août, on pince toutes les tiges ; les nouvelles qui se forment produisent des boutons qui s’épanouis- sent à la fin de septembre. En coupant toutes les tiges fleuries dès que les fleurs sont passées, on obtient une nouvelle production de fleurs qui se succèdent jusqu’au printemps. »

M. Græbener arrive à former de cette façon de beaux arbustes hauts de 1 mètre à 1 m. 20, portant une tête volumineuse couverte de fleurs.

Modifications provoquées dans les plantes par le changement de milieu. MM. D. Bois et Gal- laud ont fait récemment à l’Académie des Sciences une communication relative à des modifications anatomiques et physiologiques provoquées dans certaines plantes tropicales par le changement de milieu. On sait que des plantes comme le Manihot Glaziovii et le Ficus elastica qui, dans leur pays d’origine, donnent de bon caoutchouc, deviennent ailleurs improductives. De même les Agaves à pul- qué et à mezcal et les Agaves textiles qui, dans certaines provinces du Mexique, donnent des pro- duits renommés, n’ont plus, à la suite de leur transport dans les provinces voisines, qu’un rende- ment très faible ou sans valeur. La culture du Camphrier, tentée en Egypte, en Algérie et en Cali- fornie, a donné lieu aux mêmes déboires. MM. Bois

8

CHRONIQUE HORTICOLE

et Gallaiid ont étudié un certain nombre de plantes tropicales provenant directement de leur pays d’ori- gine comparativement avec les espèces correspon- dandes acclimatées depuis plusieurs années dans les serres du Muséum et du Jardin colonial de Nogent. Leurs recherches ont porté surtout sur V Eupliorhia Eitisy, VE. Laro et VE. leucoden- (ïron. Ils ont constaté de grandes différences de structure, qui se produisent d’ailleurs très rapide- ment, car on les observe déjà dans des plantules venues de graines rapportées des pays d’origine.

MM. Bois et Gallaud concluent que, d’une part, dans l’étude des caractères anatomiques appliquée à la classification, il faut toujours tenir grand compte des modifications causées par les agents extérieurs, et, d’autre part, les variations consta- tées exerçant sans doute une répercussion sur les propriétés physiologiques des plantes, il serait in- téressant de préciser l’action des facteurs qui pro- voquent ces variations, afin de pouvoir déterminer les conditions à remplir pour assurer une meilleure réussite dans les essais d’acclimatation.

Les abeilles et la couleur des fleurs. M. Gas- ton Bonnier a poursuivi depuis de longues années des observations sur les mœurs des abeilles ; il vient d’en communiquer les résultats à l’Académie des Sciences. Il ressort de ces observations que les abeilles, tout en distinguant très bien les couleurs, y attachent peu d’importance ; elles sont surtout conduites par un sens spécial assez analogue à l’odorat, pour trouver le liquide sucré partout il «e produit. Mais il faut savoir qu’il y a parmi les abeilles deux catégories différentes ; il y a les buti- neuses et les chercheuses ; celles-ci recherchent sur tous les objets, quelle que soit leur forme et leur couleur, les points pourrait se trouver une substance à récolter ; elles semblent préparer pour fes autres le travail de la journée et sont très nombreuses au premier matin, tandis que, plus tard, elles sont remplacées par les butineuses. Ces dernières semblent avoir leur but arrêté d’avance, y vont directement et ne s’occupent pas d’autre chose. Si l’on met près d’elles, dans le cours de la journée, une plante fleurie nectarifère ou un objet sucré, elles passeront à côté sans le voir.

En résumé, l’accoutumance des abeilles à un tra- vail déterminé d’avance intervient comme un fac- teur important dans toutes les observations faites sur les relations entre les fleurs et ces insectes, et la couleur des fleurs n’exerce pas une attraction sensible sur les butineuses. M. Bonnier en cite des exemples curieux et démonstratifs.

La bibliographie et la littératures horticoles anciennes. M. Georges Gibault, bibliothécaire de la Société nationale d’horticulture, vient de pu- blier dans le journal de cette Société une étude dé- taillée sur la bibliographie et la littérature hor- ticoles anciennes. Nous signalons à nos lecteurs bibliophiles cette étude, dans laquelle on retrouve les qualités d’exacte et abondante documentation qui distinguent les travaux de M. Gibault, sur- nommé avec raison l’archéologue de l’horticulture.

Les ballons captifs contre les orages à grêle.

M. Pierre Tourte, professeur à l’Ecole pratique d’agriculture de Villembits, a appelé récemment l’attention, dans un journal quotidien, sur une idée dont la conception revient, dit-il, à M. Glaverie, membre fondateur de la Société d’agriculture des Hautes-Pyrénées. « On lancerait dans les airs, à l’approche d’un orage, un petit aérostat captif, surmonté d’une pointe métallique communiquant avec un fil conducteur enroulé en spirale autour de la corde assurant la captivité du ballon ; les nuages gris cendré, étant chargés d’une masse d’électricité positive, seraient désélectrisés, et con- séquemment mis dans l’impossibilité de nuire ». On empêcherait de cette façon les chutes de grêle.

Le Journal d'agriculture pratique fait remar- quer, à ce propos, que l’idée n’est pas neuve : « Pour empêcher la formation de la grêle, on avait proposé autrefois de soutirer l’électricité des nuages au moyen de cerfs-volants armés de pointes de fer d’où l’on voit jaillir de très longues aigrettes de feu. François Arago écrivait à ce propos dans le quatrième volume de ses Notes scientifiques, pu- blié en 1854 :

« Je voudrais qu’on employât des aérostats cap- « tifs pour cette grande et belle expérience ; je « voudrais qu’on les fît monter beaucoup plus haut « que les cerfs-volants de Romas. Si, en dépas- « sant d’une centaine de mètres la couche atmos- cc phérique s’arrêtent ordinairement les extré- « mités des paratonnerres, de petites aigrettes « deviennent les langues de feu de 3 à 4 mètres de « long, que n’arriverait-il pas lorsque tout le sys- « tème, suivant les circonstances, s’étant élevé « trois, quatre... dix fois plus, irait presque effleu- c rer la surface inférieure des nuées ; lorsque « aussi, et cette particularité a de l’importance, la « pointe métallique soutirante, qui serait en com- « munication avec la longue corde semi-métal- « lique faisant les fonctions de conducteur, étant « fixée vers la partie supérieure du ballon, se pré- « senterait aux nuages à peu près verticalement (( ou dans la position d’un paratonnerre ordi- « naire...? Il n’y a rien de trop hasardé à supposer « que, par ce système, on parviendrait à faire « avorter les plus forts orages. En tout cas, une a expérience qui intéresse si directement la science « et la richesse agricole du pays mérite d’être (( tentée. »

« L’expérience dont parle l’illustre savant n’a ja- mais été faite, que nous sachions. MM. Glaverie et Tourte se proposent de l’organiser s’ils obtiennent du ministre de la guerre qu'un ballon des aéros- tiers militaires soit mis à leur disposition. Ils peuvent invoquer à l’appui de leur projet l’autorité scientifique du grand Arago. >

Préparation des feuilles de Tomates comme insecticide. On sait que la Tomate possède des propriétés insecticides assez marquées. M. Alle- mand a signalé dernièrement à la Société d’horti- culture d’Alger un procédé qu’il recommande pour la préparation d’un insecticide extrait de cette plante :

CHRONIQUE HORTICOLE

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« Le mieux est d’opérer sur des feuilles de To- mates provenant de la récolte directe, et simple- ment séchées. On les hache grossièrement et on les fait bouillir dans l’eau, on filtre et on évapore à air libre dans une grande capsule en porcelaine, en maintenant le liquide au bouillon léger et en remplaçant la partie évaporée par du jus nouveau, jusqu’à ce qu’on ait un sirop un peu épais. On obtient ainsi un extrait aussi énergique que la ni- cotine de tabac livrée à l’horticulture.

a Quantité : 20 grammes par litre d’eau ont donné de bons résultats. »

OUVRAGES REÇUS

Les fruits de commerce, d’exportation et de mar- ché, par Charles Balte t, horticulteur à Troyes. Brochure de 51 pages. Prix, 0 fr. 75. (Librairie agricole de la Maison rustique, 26, rue Jacob, Paris.)

Nos lecteurs n’ont pas oublié la série d’études si documentées que M. Charles Baltet a publiées, l’an- née dernière, dans la Revue horticole, sur les meilleurs fruits de commerce, d’exportation et de marché, leur date de maturité, leur région et leur emploi. La librairie agricole de la Maison rustique, en présence du succès obtenu par ces études, a eu l’idée de les réunir en une petite brochure, facile à consulter, et que tous les cultivateurs de fruits tiendront à conserver dans leur bibliothèque.

Cultures du Midi, de l’Algérie et de la Tunisie, par

Ch. Rivière, directeur du Jardin d’essais à Alger^ et H. Lecq, inspecteur de l’agriculture de l’Algérie, 1 vol. in-16 de 512 pages {Encyclopédie agricole). Broché, 5 fr.; cartonné, 6 fr. (J. -B. Baillière et fils, Paris).

Le livre de MM. Rivière et Lecq présente un résumé des connaissances utiles à l’agriculteur du Midi de la France et du littoral africain pour la mise en valeur lucrative du sol.

Après avoir exposé dans ses principales lignes la climatologie des régions méditerranéennes, en- core insuffisamment étudiée au point de vue agro- nomique, et avoir indiqué à grands traits les con- ditions économiques de la production méridionale, les auteurs, sans négliger les cultures propres à la région, cultures fourragères, cultures indus- trielles, etc., décrivent les cultures maraîchères de primeur qui, avec les productions fruitières et flo- rales, ont, dans ces dernières années, pris une si grande extension dans le Midi. L’arboriculture fruitière des pays méridionaux, telle que celle de l’Olivier, du Figuier, de l’Oranger, etc., est complé- tée par celle d’un caractère plus exotique et repré- sentée par le Bananier, le Dattier, etc. La produc- tion commerciale des fleurs et des végétaux d’orne- ment, qui alimente un trafic d’exportation si consi- dérable, avait sa place indiquée dans cet ouvrage, qui, après un exposé des améliorations à apporter dans les systèmes d’abris employés pour assurer la précocité des produits, se termine par quelques considérations générales sur les conditions de

transport des primeurs et sur la concurrence qui s’exerce entre les pays de production.

MiM. Rivière et Lecq ont pensé avec juste raison qu’ils ne devaient pas seulement indiquer ce qu’il fallait faire pour maintenir l’agriculture dans la voie du progrès; ils disent aussi ce qu’il ne faut pas faire, en vertu de ce principe, vrai surtout en agriculture, que l’argent le plus sûrement gagné est celui que l’on ne dépense pas inutilement, et ils signalent, chemin faisant, les erreurs économiques et culturales de ceux qui ont voulu implanter dans le bassin méditerranéen, pourtant si bien pourvu, des végétaux qui ne lui conviennent pas.

Traité pratique de boisement et de reboisement, par Norbert Levavasseur, horticulteur-pépiniériste. édition. Un vol. in-S^ de 135 pages, avec figures. Prix, 2 fr. 25. (Libra irie agricole de la Maison Rus- tique, 26, rue Jacob, Paris.)

L’utilité du boisement, ou mieux du reboisement, n’a plus besoin d’être démontrée. Gomme l’écrivait naguère M. Onésime Reclus, « le salut de la terre est dans le reboisement». Le propriétaire qui re- boise ses terrains stériles ou incultes, moyennant une dépense d’ailleurs minime, rend service à son pays ; et en même temps il se crée une source de richesse considérable. M. Norbert Levavasseur a entrepris de fournir, avec son expérience de pépi- niériste, des conseils pratiques aux planteurs, et il l’a fait d’une façon très claire et simple, en évitant les détails inutiles. Il étudie successivement l’exé- cution des plantations, le choix des plants, la sai- son à adopter, le prix de revient et le produit de la plantation ; enfin, il passe en revue les principales essences d’arbres résineux et de bois feuillus au point de vue de leurs qualités et des terrains qui leur conviennent. Des chapitres spéciaux sont con- sacrés aux plantations de Peupliers, aux plantations de haies vives et rideaux de verdure et aux plan- tations de Pommiers à cidre.

Nécrologie : M. J.-B, Jouteur fils. Nous avons le vif regret d’apprendre le décès de M. J. -B. Jouteur, secrétaire général de la Société pomolo- gique de France, horticulteur à Fontaines (Rhône), emporté par la maladie dont il souffrait depuis assez longtemps et qui l’avait empêché de prendre part au dernier Congrès pomologique. Pomologue érudit et travailleur infatigable, il avait rendu de grands services à la Société, il ne comptait que des amis et il sera vivement regretté.

M. Paugam. Nous avons reçu une autre triste nouvelle, celle du décès de M. Paugam, pé- piniériste à Quimper (Finistère), praticien de grande valeur, très estimé dans le monde horticole.

M. O. de Meulenaere . Voici encore une perte qui sera vivement ressentie dans le monde des Chrysanthémistes : M. Octave de Meulenaere, ama- teur belge des plus distingués, est décédé récem- ment à Gand. Il était président de la Cour d’appel de cette ville.

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LES CHRYSANTHÈMES NOUVEAUX DE 1904-1905

LES HCRYSANTIIÈMES NOUVEAUX DE 1904-1005

Si Texamen dos nouveautés inédites est pas- sionnant, celui des variétés mises au commerce l’année meme ne l’est pas moins, caries meil- leures variétés s’imposent quand on les voit réunies par plusieurs exposants habitant des régions différentes. Cet examen est donc des plus instructifs pour le praticien, qui peut ainsi se documenter pour cultiver avec succès les meilleures nouveautés. C’est ainsi que, tant par les notes prises aux expositions que d’après les résultats constatés dans nos cultures, nous avons pu mettre à part, parmi ces nouveautés de 1905, une quantité de gains de valeur qui feront partout florès l’an prochain. Nous n’avons pas la prétention d’avoir noté toutes les bonnes variétés, car beaucoup auront pu nous échap- per; mais les variétés que nous désignons ne sont certainement pas appelées à disparaître de sitôt.

Série Calvat :

Chrysanthémisle Leroux^ jap. jaune canari foncé.

Le Grand Précoce^ jap. cramoisi strié jaune, floraison octobre.

Le Peyrou^ inc. jaune canari ; bien réussi par- tout,

Joseph Rocher, jap. jaune d’or ; réussite facile.

Madame Aug. Charlet, jap acajou, revers ocre ; fleur originale de culture facile.

Madame P. Lachmann, jap. beau rose pâle.

Mademoiselle Berthe Eschenauer, jap. inc., même fleur que Madame W'aldeck-lioiisseau, mais carminée; manque un peu de tenue.

Mademoiselle Cl. Torgue, jap. rose pâle, belle grosse fleur.

Monsieur Paul Watline, inc. jaune orange vif, plante sensationnelle.

Motisieur Ph. Méry de Montigny, beau rouge foncé, comme il en faudrait tant.

Reine jap. blanc rosé.

Secrétaire Clément, inc. rouge orange.

Série A. Nonin :

Amateur Lockot, gr. fl, jaune foncé.

Amateur Rozières, jap, inc. jaune intense, se ramifiant bien, conviendra à établir des plantes formées.

Charles Foucault, Baronne de Vinols à grandes fleurs.

La Seine, a le port, le feuillage et presque la même fleur que Duchesse d'Orléans, mais blanc verdâtre.

Madame Emile David, jap. inc. rose lilas.

Madame Toussaint-Char vet, jap, inc. crème teinté lilas ; une des meilleures grandes fleurs de l’année.

Madame L. Clause, jap. inc. blanc soufre.

Miss Ellen Willmott, jap. inc. blanc pur.

Mademoiselle Yvonne Clément, jap. blanc rosé.

Osaka, jap. blanc rosé ; encore une très grande fleur, mais demande à être poussée, afin d’éviter ({u’elle soit creuse.

Vice-Président Page, jap. inc. rouge clair, re- vers vieil or ; bonne obtention pour la fleur coupée.

Stella, inc. fleur blanche, variété solide, de cul- ture facile.

Série Marquis de Pins :

Etoile de Monthrun, jap. jaune d’or, fleur épaisse, bien réussie partout.

Omette, Jap. rose lilas; n’a pas tenu ce qu’elle promettait, mais variété à suivre.

La Samatanaise, jap. tubulé blanc pur.

Madame Arthur J ohnston, jap. blanc rosé.

Madame Delarhre, Jap. vieux rouge pointé jaune, belle fleur de culture facile.

Madame Magne, inc. blanc rosé.

Solange, jap. blanc pur (fig. 1). Est bien la variété sensationnelle qu’elle s’annonçait l’an der- nier. A notre avis, la plus belle nouveauté blanche.

Souvenir de Bailleul, jap. jaune pâle, boutons énormes, ouvrant difficilement s’ils sont fixés trop tôt. N’étant pas trop poussée, cette variété donnera des fleurs sensationnelles en arrière saison.

Souvenir de 1903, inc. rose chamois, conviendra pour fleurs coupées.

Zacharie Bacqué, bel incurvé, jaune bronzé, fleur sensationnelle.

Venasque, jap. tubulé, rose ardoisé ; variété ori- ginale à grande fleur, réussite facile.

Série Vilmorin :

Madame W . Boicen, inc. jaune orange ; variété d’une culture facile, arrive à de belles dimensions.

Brillant, jap. rouge sang, revers or, précoce.

Président Picard, jap. inc. jaune d’or.

Roi des Violets, jap. inc. violet; variété très pré- coce.

Terre de Sienne, jap. inc. jaune or strié orange.

La Tendresse, jap. rose tendre.

Série Wells :

Mary- Anna Pockett, belle fleur rouge indien, revers dorés (sensationnel).

M. G. Denyer, inc. rose argenté, belle forme et coloris séduisant.

M. W. Knox, Jaune foncé, teinté bronze ; variété à grosse fleur d’un grand avenir.

Rolinda K. Harding, saumon bronzé.

W. Wells, jap. blanc pur.

Série Ghantrier :

L'Arche de Noé, jap. inc. blanc ivoire.

La Bastido, jap. inc. orange lavé carmin.

Madame Jeanne Chantrier